Aveyronnaise Classic : Jérémy Tarroux prend les devants, le suspense reste entier !

Jérémy Tarroux a pris la tête, mais rien n’est joué : quatre pilotes peuvent encore viser la victoire à l’issue de la deuxième journée de l’Aveyronnaise Classic. Avec des écarts réduits, cinq spéciales au programme et deux départs en groupe, la dernière étape promet une bataille serrée jusqu’à Belmont-sur-Rance.
Aveyronnaise Classic : Tarroux mène, trois rivaux restent à portée
Au terme de la première étape, partie de La Fouillade et achevée à Baraqueville, le Tarnais Jérémy Tarroux a placé sa KTM 350 en tête du classement provisoire. Triple vainqueur de l’épreuve, en 2012, 2013 et 2017, il sait ce qu’exige une classique : rouler vite, mais surtout éviter la faute qui efface tous les efforts.
La compétition réunit quelque 550 pilotes, mais seuls quatre peuvent encore raisonnablement espérer les lauriers dimanche. À 40 ans, Tarroux aborde peut-être l’une de ses dernières occasions de décrocher une quatrième victoire, et cette perspective donne un relief particulier à son avance.
Un quatuor de tête séparé par quelques secondes
Jérémy Miroir, sur Triumph, pointe à moins de quatre secondes du leader. Derrière lui, dans la même seconde, le tenant du titre Hugo Blanjoue reste à l’affût. Killian Lunier, lui aussi sur Triumph, accuse un peu plus de huit secondes de retard : un écart réel, mais loin d’être rédhibitoire sur cinq chronos.
La journée a déjà montré combien la hiérarchie pouvait basculer. Lunier s’est imposé dans la dernière spéciale, mais les six secondes concédées à Tarroux sur celle de Quins le maintiennent à distance. Ici, pas de cyclisme ni de course cycliste : l’effort se joue sur les sentiers, la précision du pilotage et la capacité à garder un rythme constant dans le peloton.
| Pilote | Situation après la première étape | Enjeu dimanche |
|---|---|---|
| Jérémy Tarroux | Leader provisoire | Défendre son avance et viser une quatrième victoire |
| Jérémy Miroir | À moins de quatre secondes | Transformer ses podiums précédents en victoire |
| Hugo Blanjoue | À moins d’une seconde de Miroir | Défendre son titre dans une fin de course ouverte |
| Killian Lunier | À plus de huit secondes du leader | Revenir après une spéciale décisive à Quins |
Les positions ne racontent donc qu’une partie de l’histoire : avec des écarts aussi courts, une spéciale réussie peut créer une échappée, et une erreur peut rebattre les cartes en quelques minutes. Pour mieux situer le rendez-vous et ses particularités, retrouvez aussi les repères essentiels sur l’Aveyronnaise Classic.
La dernière étape : cinq spéciales et deux départs en groupe
Dimanche, les pilotes retrouveront notamment Baraqueville à 7 h 40 et Cassagnes à 9 h 36, avant les passages de l’après-midi à Réquista, Montclar et Belmont. L’ordre de départ est inversé : les concurrents partis plus tard la veille s’élanceront les premiers, un détail qui peut peser sur le terrain comme dans la gestion de la course.
Deux spéciales collectives ajoutent une inconnue majeure. À Réquista, les départs sont prévus par vagues de six, avec un dispositif à l’élastique ; à Belmont, la dernière spéciale doit réunir quinze pilotes sur une grille de motocross, pour plusieurs tours. Le spectacle est assuré, mais le risque de contact et les choix de trajectoire rendent l’exercice délicat.
Régularité et sang-froid peuvent faire la différence
Tarroux a souligné que les spéciales plus courtes réduisaient les écarts. Dans ce format, la régularité devient capitale : une attaque trop généreuse peut coûter plus qu’elle ne rapporte, surtout lors d’un départ groupé où la visibilité et le trafic compliquent la lecture du terrain.
Le public a déjà répondu présent le samedi, tandis qu’une météo favorable et quelques gouttes avant le départ ont limité la poussière redoutée. L’organisation a également signalé une journée sans incident majeur. Parmi les résultats locaux, Dylan Levesque, ancien descendeur en VTT de Millau, occupe la neuvième place provisoire au général.
- Surveiller les cinq chronos : chaque passage peut modifier le classement général.
- Rester lucide dans les départs collectifs : le rythme ne doit pas faire oublier les trajectoires et la sécurité.
- Ne pas sous-estimer Lunier : sa victoire dans la dernière spéciale prouve qu’il peut reprendre du temps.
- Garder un œil sur Blanjoue : le tenant du titre reste tout près de Miroir et dans le jeu.
Pour suivre d’autres rendez-vous de la moto dans la région, le retour du motocross de Rodez rappelle combien la discipline mobilise pilotes et spectateurs en Aveyron. Le suspense, lui, se décidera sur le terrain, pas sur les pronostics.
Une victoire encore ouverte à Belmont-sur-Rance
Tarroux dispose de la meilleure position, mais pas d’un matelas suffisant pour contrôler seul la course. Miroir peut viser mieux que ses troisièmes places précédentes, Blanjoue arrive en champion sortant et Lunier conserve une marge de progression après son succès dans la dernière spéciale du samedi.
La dernière classique de la saison 2026 se jouera donc autant dans les chronos que dans la maîtrise des imprévus. À Belmont, l’ordre d’arrivée pourrait se décider au coude-à-coude : les secondes gagnées samedi ne protègent personne dimanche.
Qui mène l’Aveyronnaise Classic après la première étape ?
Jérémy Tarroux, sur KTM, termine la première journée en tête du classement provisoire.
Quels pilotes peuvent encore remporter l’épreuve ?
Jérémy Tarroux, Jérémy Miroir, Hugo Blanjoue et Killian Lunier restent en lice avant la dernière étape.
Pourquoi la dernière étape s’annonce-t-elle particulièrement spectaculaire ?
Cinq spéciales restent au programme, dont deux départs collectifs : à Réquista par vagues de six pilotes et à Belmont sur une grille réunissant quinze concurrents.
Où se termine l’Aveyronnaise Classic ?
L’arrivée de la 22e édition est prévue à Belmont-sur-Rance, après une première étape partie de La Fouillade et achevée à Baraqueville.
Source: www.centrepresseaveyron.fr


D\'autres articles intéressants