Rallye-raid au Maroc, étape 5 : Edgar Canet prend le relais — résumé, photos, vidéo et résultats

La dernière journée du Rallye OLA Energy du Maroc a renversé une situation que Daniel Sanders semblait maîtriser. Parti avec 1 min 26 s d’avance au classement général, Edgar Canet a rejoint son coéquipier KTM dans les pistes autour de Zagora et décroché le premier succès de sa carrière en RallyGP. À 21 ans, 6 mois et 18 jours, l’Espagnol devient le plus jeune vainqueur de l’épreuve marocaine et du championnat du monde W2RC à moto.
Ricky Brabec, lui, a signé le meilleur temps de l’étape 5 et termine troisième du rallye, à 3 min 32 s de Canet. Derrière le duel des pilotes de pointe, Martim Ventura a également marqué les esprits en remportant le classement Rally2, tandis que Murun Purevdorj a décroché un titre historique en Rally3. Voici le résumé de course, les principaux résultats et les repères pour retrouver photos et vidéo de cette journée décisive.
Étape 5 du rallye-raid au Maroc : Edgar Canet renverse le classement général
Avant le départ de l’étape 5, le scénario paraissait favorable à Daniel Sanders. L’Australien, leader du RallyGP, abordait la dernière journée avec 1 min 26 s d’avance sur Edgar Canet. Mais en rallye-raid, un avantage confortable sur le papier ne vaut rien sans une navigation propre et un rythme soutenu jusqu’à l’arrivée. Sanders ouvrait la piste, une position qui l’exposait davantage aux erreurs de trajectoire et à la difficulté de choisir la bonne ligne dans le désert.
Canet a su tirer parti de cette situation sans se précipiter. Le jeune pilote KTM a réduit l’écart au fil de la spéciale, rejoint son coéquipier puis pris l’avantage au classement général. La remontée rappelle qu’une dernière étape peut bouleverser une course entière, comme l’avait déjà démontré Luciano Benavides face à Ricky Brabec lors de l’ultime journée du Dakar. Canet avait cité cet exemple avant le départ : à Zagora, il en a fait une démonstration concrète.
La victoire au classement général représente une étape majeure dans la progression de l’Espagnol. Sacré en Rally2 la saison précédente, il évolue désormais dans la catégorie reine et s’y impose dès cette campagne. Il devient le premier ancien champion Rally2 à gagner en RallyGP, une transition qui souligne autant sa vitesse que sa capacité à gérer une course longue, complexe et exposée aux imprévus.
Le résultat prend une dimension supplémentaire avec son âge. À 21 ans, 6 mois et 18 jours, Canet inscrit son nom dans l’histoire du Rallye OLA Energy du Maroc et du championnat du monde de rallye-raid à moto. Il est le onzième pilote différent à remporter l’épreuve, signe d’une compétition où les écarts de niveau restent assez serrés pour laisser place à de nouveaux vainqueurs.
Brabec a remporté la spéciale du jour, mais n’a pas pu combler son retard au général. Il termine troisième du rallye, à 3 min 32 s du vainqueur, après avoir résisté à Luciano Benavides. La nuance est importante pour lire les résultats : Brabec signe le meilleur temps de l’étape 5, tandis que Canet remporte le classement général. Le récit complet de cette arrivée est également détaillé dans ce compte rendu consacré à la victoire historique de Canet.
Edgar Canet, Daniel Sanders et Brabec : les enjeux de la compétition
Le duel entre Canet et Sanders a donné à la dernière journée sa tension particulière, mais ses conséquences dépassent le seul classement du Rallye du Maroc. Sanders conserve la tête du championnat RallyGP et reste en position de force malgré la perte de la victoire au général. Luciano Benavides et Tosha Schareina se trouvent à 13 points de lui, tandis que Brabec pointe à 17 longueurs. Le pilote américain reste donc mathématiquement en lice et peut encore viser un deuxième titre mondial à moto.
Cette hiérarchie montre pourquoi les pilotes ne peuvent pas toujours tout miser sur la victoire d’une étape. Sanders devait protéger son avance au championnat tout en défendant la première place du rallye. Canet, au contraire, avait une marge de manœuvre différente : il lui fallait attaquer pour reprendre 1 min 26 s. Ces stratégies opposées ont produit une fin de course intense, sans que l’un ou l’autre puisse se contenter d’un rythme prudent.
Pour Brabec, le succès de spéciale confirme une nouvelle fois sa capacité à accélérer lorsque la course l’exige. Il a cependant dû composer avec Benavides, qui le menaçait dans la lutte pour les places d’honneur. Dans ce type d’épreuve, le chronomètre du jour ne raconte qu’une partie de l’histoire : les pénalités, les choix de navigation et les écarts accumulés lors des étapes précédentes déterminent le classement final.
Le classement des constructeurs profite, lui aussi, à Red Bull KTM Factory Racing. L’équipe signe son premier doublé depuis le South African Safari Rally 2025 et creuse l’écart sur Monster Energy Honda HRC, désormais à 23 points, et Hero MotoSports, relégué à 115 points. KTM demeure invaincu cette saison avec ses trois pilotes officiels victorieux : Benavides au Dakar, Sanders au Portugal et en Argentine, puis Canet au Maroc.
Adrien Van Beveren termine sixième de l’étape 5 et cinquième du rallye. Cette place rappelle la densité du plateau : derrière les premières positions, les écarts se jouent aussi dans la régularité sur plusieurs jours, et non dans un seul coup d’éclat. Pour suivre l’évolution des rapports de force, les étapes précédentes donnent un éclairage utile, notamment le récit de la deuxième étape, où Sanders avait repris les commandes.
Rally2 : Martim Ventura confirme son potentiel face aux pilotes RallyGP
Martim Ventura a terminé sa semaine marocaine sur une performance particulièrement complète. Le pilote portugais de Monster Energy Honda HRC remporte l’étape 5 en Rally2, mais aussi le classement général de sa catégorie devant Michael Docherty, représentant Hero MotoSports. Sa victoire récompense une semaine presque parfaite et confirme qu’il a su transformer une occasion importante en résultat concret.
Honda lui avait confié une 450 d’usine pour le Rallye OLA Energy du Maroc. Ventura a répondu en roulant à un rythme suffisamment élevé pour se mêler aux pilotes RallyGP dans le classement scratch FIM. Il finit cinquième au classement général toutes catégories, derrière les principaux pilotes de la catégorie reine, et se classe deuxième meilleur pilote Honda de l’épreuve, derrière Brabec.
Les comparaisons directes donnent une mesure parlante de sa performance. Ventura devance notamment Van Beveren, sixième, Schareina, septième, Preston Campbell, dixième, et Bruno Crivilin, treizième, au classement scratch. Cela ne signifie pas que les catégories disposent des mêmes objectifs ou du même matériel sur toute la saison, mais sa place parmi les pilotes RallyGP prouve qu’il possède déjà la vitesse nécessaire pour se rapprocher du niveau supérieur.
Son succès marocain compte aussi pour le championnat Rally2. Déjà vainqueur du Desafio Ruta 40 YPF, il renforce sa position de leader et se rapproche du titre. Toni Mulec, engagé sur une KTM de BAS World, est le seul pilote qui puisse encore le dépasser mathématiquement, avec 18 points de retard. La dernière manche reste donc déterminante, mais Ventura aborde la suite avec un avantage construit sur des résultats solides plutôt que sur une seule journée remarquable.
Le règlement ouvre une perspective supplémentaire : un titre Rally2 acquis après l’Abu Dhabi Desert Challenge entraînerait la promotion de Ventura en RallyGP. Ce serait une suite logique au vu de son niveau affiché au Maroc. La transition exige toutefois davantage que de la vitesse : il faut aussi apprendre à gérer une catégorie où l’expérience, la stratégie de championnat et la pression des équipes officielles comptent autant que le temps brut. Pour le Portugais, Zagora offre un argument convaincant en faveur de cette montée en puissance.
Michael Docherty complète le tableau d’une catégorie particulièrement disputée, tandis que l’écart de 18 points avec Mulec maintient l’enjeu sportif intact. Le bilan de Ventura est donc double : il repart du Maroc avec la victoire de course et avec une occasion réelle de concrétiser sa saison. Sa cinquième place au scratch transforme une victoire Rally2 en signal fort pour la catégorie reine.
Rally3 au Maroc : victoire d’Albert Martin et titre pour Murun Purevdorj
La catégorie Rally3 a elle aussi livré deux histoires distinctes lors de l’étape 5. Albert Martin, pilote de Triumph Spain, remporte la course, tandis que Murun Purevdorj s’adjuge le titre. Cette séparation entre le vainqueur de l’épreuve et le champion de la saison rappelle qu’une dernière spéciale peut couronner un pilote sur la journée sans modifier la hiérarchie construite sur l’ensemble du championnat.
Pour Martin, gagner au Maroc constitue une réussite sportive nette. Les pilotes Rally3 doivent composer avec des moyens et des trajectoires de progression différents de ceux des grandes équipes RallyGP, mais le terrain marocain ne fait aucune concession : navigation, endurance et gestion mécanique restent essentielles. Une spéciale réussie ne s’obtient pas seulement en accélérant, surtout quand les pistes alternent sable, terrain cassant et intersections difficiles à lire à haute vitesse.
Purevdorj, de son côté, conclut sa campagne par un titre qui marque l’histoire de son pays. Il devient le premier pilote mongol sacré en W2RC. Cette consécration élargit la représentation internationale du championnat et témoigne du développement du rallye-raid au-delà de ses nations traditionnellement dominantes. Le Maroc, avec ses longues journées et ses secteurs exigeants, offre une scène particulièrement parlante pour mesurer la polyvalence des concurrents.
Les parcours de Martin et Purevdorj illustrent deux formes de réussite. L’un s’impose dans la dernière confrontation de l’épreuve, l’autre valide la régularité nécessaire pour remporter le championnat. Dans une discipline où une erreur de navigation peut coûter plusieurs minutes et où une panne peut interrompre une course, le titre se construit sur une accumulation de décisions justes autant que sur la vitesse pure.
La journée de Zagora aura ainsi récompensé des profils variés : un jeune vainqueur en RallyGP, un pilote en pleine progression en Rally2, et un champion Rally3 issu d’une nation peu habituée aux honneurs du championnat. Cette diversité donne du relief aux résultats officiels et rappelle que le rallye-raid ne se résume pas au classement des motos les plus rapides. Chaque catégorie porte ses propres objectifs, ses contraintes et ses batailles.
Le titre mongol de Purevdorj constitue enfin un repère durable pour la discipline. Il pourra encourager de nouveaux pilotes à rejoindre le championnat et contribuer à élargir la scène du rallye-raid international. Dans le même temps, la victoire d’étape de Martin confirme que les places d’honneur se disputent jusqu’au dernier kilomètre. À Zagora, la journée a consacré à la fois une performance immédiate et une saison entière de constance.
Photos, vidéo et résultats officiels de l’étape 5 à Zagora
Pour revivre la dernière journée, les images permettent de saisir ce que les chiffres seuls ne montrent pas : la poussière soulevée sur les pistes, les changements de rythme et les trajectoires nécessaires pour garder une moto stable sur un sol irrégulier. La galerie officielle du championnat rassemble des contenus consacrés au Rallye du Maroc. Il faut toutefois distinguer les archives d’éditions précédentes des images de la course 2026 : la page vidéo de l’étape 5 du Rallye du Maroc est une ressource à consulter avec son millésime clairement identifié.
Le résumé vidéo permet notamment de revoir l’intensité de la dernière journée et la manière dont Canet a transformé un retard en victoire au général. Le contenu officiel de KTM revient également sur le succès de son pilote, tandis que les comptes rendus de presse détaillent les écarts et le contexte du championnat. Ces formats sont complémentaires : la vidéo restitue le rythme de l’action, quand les résultats officiels fixent précisément les classements.
Pour regarder les images des temps forts et replacer la performance dans son contexte, cette vidéo consacrée au Rallye du Maroc complète les récits de course. Une seconde recherche vidéo permet de comparer les catégories et de retrouver les séquences des motos, notamment les trajectoires de Canet, Sanders et Brabec en spéciale.
Les principaux repères à retenir pour interpréter les résultats sont les suivants :
- Classement général RallyGP : Edgar Canet remporte le Rallye du Maroc devant Daniel Sanders, tandis que Ricky Brabec complète le podium à 3 min 32 s du vainqueur.
- Étape 5 : Brabec signe le meilleur temps de la spéciale, alors que Canet assure la victoire au classement général en reprenant Sanders.
- Championnat RallyGP : Sanders conserve la tête, Benavides et Schareina sont à 13 points, et Brabec reste à 17 longueurs.
- Rally2 : Martim Ventura gagne l’étape et le classement général de la catégorie devant Michael Docherty.
- Rally3 : Albert Martin remporte la course et Murun Purevdorj est sacré champion.
Les listes complètes et les éventuelles pénalités doivent être vérifiées sur les feuilles officielles de l’épreuve, car les extraits de classement disponibles ne détaillent pas toutes les positions ni tous les temps. Le dossier du constructeur autrichien fournit un autre éclairage sur la victoire de Canet et le doublé KTM, tandis que le récit de son premier succès en championnat du monde revient sur la portée historique de ce résultat.
Entre les photos de la spéciale, les images vidéo et le classement final, l’étape 5 raconte une course décidée par l’audace autant que par la maîtrise. Canet a transformé une situation défavorable en première victoire RallyGP, sans effacer les performances de Brabec, Ventura et Purevdorj. À Zagora, les résultats dessinent surtout une nouvelle hiérarchie et confirment que la prochaine bataille du championnat reste ouverte.


D\'autres articles intéressants