Cross-country à Royère-de-Vassivière : Hugo Blanjoue et les champions 2026 sacrés — compte rendu, vidéo et résultats

revivez le cross-country à royère-de-vassivière : compte rendu, vidéo et résultats des épreuves où hugo blanjoue et les champions 2026 ont été sacrés.

Royère-de-Vassivière a refermé la saison du Championnat de France de Cross-Country IPONE dans un décor aussi spectaculaire qu’exigeant. Sur les hauteurs creusoises, le soleil et les 26 °C ont d’abord accompagné les manches matinales, avant que la poussière soulevée par les motos ne rende impossible le départ de la course reine de trois heures. La décision a bouleversé le programme sans effacer les performances déjà acquises : Hugo Blanjoue conserve son titre Élite, tandis que plusieurs catégories ont livré leur verdict sur la piste.

Ce compte rendu revient sur les circonstances de l’annulation, les champions 2026 sacrés et les principaux résultats du week-end. Des Espoirs aux Vétérans, les courses disputées ont dessiné une journée riche en rebondissements, avec en point d’orgue le sacre d’Esteban Robin et celui de Pauline Nicon, puis les adieux sportifs de Loïc Larrieu. Le résumé vidéo permet de retrouver l’ambiance d’une finale où la sécurité a finalement pris le pas sur le spectacle attendu.

Cross-country à Royère-de-Vassivière : pourquoi la course des trois heures a été annulée

La finale s’est tenue sur un parcours naturel de plus de dix kilomètres, préparé par le Moto-Club ASS Vassivière Club TT. Vallonné, technique et physiquement sélectif, le tracé promettait une épreuve d’endurance exigeante, dans laquelle la lecture du terrain et la gestion de l’effort devaient compter autant que la vitesse pure. Le cadre du lac de Vassivière offrait un décor remarquable, mais la sécheresse installée depuis le début de l’été a fini par peser lourd dans l’équation sportive.

Après les manches du matin, les passages répétés des motos ont profondément marqué le sol. La terre sèche s’est pulvérisée et une poussière dense s’est élevée au-dessus de la piste, avec des concentrations particulièrement gênantes dans les secteurs en sous-bois. Ce phénomène ne constituait pas seulement une difficulté de pilotage : par endroits, la visibilité devenait insuffisante pour distinguer correctement les trajectoires, les concurrents et les reliefs.

Le départ de la course principale était prévu à 14 h 30. Avant cette échéance, le tour de reconnaissance a confirmé que les conditions ne permettaient pas de garantir la sécurité des pilotes sur l’ensemble du circuit. La longueur du tracé rendait très difficile une intervention efficace sur chaque zone, malgré les mesures envisagées par l’organisation et le suivi de l’évolution météorologique.

Les pilotes, le club organisateur, les responsables fédéraux et les coordinateurs du championnat ont échangé avant de prendre une décision commune. L’annulation n’a donc pas été un simple choix de confort ou une réaction précipitée : elle répondait à un risque concret, après vérification de l’état de la piste. Dans une discipline où les concurrents roulent parfois longtemps à proximité les uns des autres, perdre la visibilité peut transformer une difficulté ordinaire en situation dangereuse.

La FFM a ainsi placé l’intégrité physique des engagés avant l’enjeu de la dernière manche. C’est un arbitrage important dans une finale où les points doublés pouvaient encore influer sur certaines catégories, mais aucune course ne justifie de maintenir un départ lorsque les conditions minimales ne sont plus réunies. Le récit détaillé des circonstances et des décisions figure dans ce compte rendu de l’annulation à Vassivière.

Le contraste a marqué la journée : un circuit ensoleillé, animé le matin, devenu trop poussiéreux pour accueillir la course de trois heures dans des conditions acceptables. Cette fin de programme rappelle qu’en cross-country, la maîtrise sportive commence aussi par la capacité à renoncer lorsque le terrain ne permet plus de courir correctement.

Hugo Blanjoue champion de France Élite 2026 : la régularité récompensée

La course de trois heures annulée, les classements des catégories concernées ont été validés selon la situation acquise à l’issue de la quatrième épreuve, disputée à Souillac. Pour les Élites, cette règle a confirmé le sacre d’Hugo Blanjoue, pilote du Team Elite Moto 15 sur Honda RedMoto. Son titre ne repose pas sur un coup d’éclat isolé, mais sur une saison construite avec méthode : deux victoires et deux deuxièmes places lui ont permis de totaliser 94 points.

Dans un championnat où chaque manche exige des qualités différentes, cette constance représente un avantage décisif. Une victoire peut rapporter gros, mais éviter les journées sans points et rester aux avant-postes permet souvent de bâtir une couronne plus solide. Blanjoue a ainsi conservé son titre national, déjà acquis la saison précédente, et confirme sa capacité à maintenir un niveau élevé sur l’ensemble d’un calendrier exigeant.

Léo Le Quéré, du Dafy Enduro Team sur KTM, termine vice-champion avec 70 points. Il avait remporté les deux épreuves précédant la finale, une série qui lui a permis de revenir dans la lutte, sans toutefois effacer l’avance accumulée par Blanjoue. La troisième place finale revient à Anthony Geslin, du Team Esprit Moto sur TM France, avec 69 points.

La marge entre Geslin et ses poursuivants est étroite. David Abgrall, engagé avec Elite Moto Lannion sur Beta, et Antonin Mille, coéquipier de Blanjoue, terminent tous deux à 66 points. Trois points séparent donc le troisième rang du duo classé juste derrière : une illustration de la densité du championnat, où une place gagnée ou perdue dans une manche peut peser lourd au bilan final.

Le classement définitif met en évidence deux histoires complémentaires. Le leader a transformé la régularité en titre, tandis que Le Quéré a démontré qu’une remontée tardive pouvait encore dynamiser la hiérarchie. La suppression de la course creusoise a fermé la porte à une dernière confrontation directe, mais elle ne retire rien aux résultats enregistrés au cours des manches précédentes.

  • Champion Élite : Hugo Blanjoue, 94 points.
  • Vice-champion : Léo Le Quéré, 70 points.
  • Troisième : Anthony Geslin, 69 points.
  • Ex æquo à la quatrième place : David Abgrall et Antonin Mille, 66 points chacun.

La confirmation officielle du palmarès et des autres champions est disponible dans la publication de la Fédération Française de Motocyclisme. À Royère-de-Vassivière, la couronne Élite revient donc au pilote qui a su répondre présent manche après manche, même lorsque la dernière occasion de rouler a disparu du programme.

Résultats des courses matinales : Esteban Robin et Pauline Nicon sacrés

Si la course reine n’a pas pu partir, les manches matinales ont bien eu lieu et ont offert plusieurs dénouements serrés. Les catégories Espoirs, Féminines et Kids ont disputé leurs épreuves sur le tracé creusois avant la dégradation des conditions. Comme les points étaient doublés pour la finale, une performance réussie au bon moment pouvait renverser le classement général, sans pour autant garantir le titre à elle seule.

Chez les Espoirs, Mathis Marcenac a lancé la course avec le Holeshot 24MX, puis a imposé son rythme jusqu’à l’arrivée. Il a bouclé huit tours en 2 h 00 min 04 s et remporté la manche. Esteban Robin a terminé deuxième en 2 h 02 min 18 s, une place suffisamment forte pour préserver son avance au championnat malgré la pression de Marcenac, qui s’est rapproché à seulement trois points.

Robin est champion de France Espoirs avec 126 points, contre 123 pour Marcenac. Kilian Putz complète le podium final avec 105 points après avoir pris la troisième place de la course. Le forfait sur blessure d’Andrea Dias Soeiro, initialement placé en tête avant ce rendez-vous, a aussi modifié les paramètres de la lutte, mais Robin a surtout contrôlé son effort et assuré les points nécessaires au titre.

La catégorie Féminines a livré le retournement le plus spectaculaire de la matinée. Pauline Nicon arrivait à Royère-de-Vassivière avec sept points de retard sur Loëza Rollando. Elle a pourtant dominé la course, accomplissant sept tours en 2 h 03 min 01 s, tandis que Satine Jean s’intercalait à la deuxième place et Rollando terminait troisième.

Cette victoire a permis à Nicon, pilote d’Atomic Moto Husqvarna, de décrocher le titre avec 125 points, contre 122 pour Rollando. Le scénario montre concrètement l’importance des points doublés : une concurrente peut combler un écart en produisant une manche décisive, à condition de transformer la pression en résultat. Camille Dambax prend la troisième position du championnat avec 96 points.

Sur le format de 1 h 30 réservé aux Kids, Shaun Binet a également conclu sa saison par une victoire. Il a parcouru huit tours en 1 h 39 min 12 s et porte son total à 140 points, de quoi remporter le championnat devant Lucas Lachaze, deuxième avec 104 points, et Romain Bobineau, troisième avec 102. La jeunesse était à l’honneur, avec des écarts qui récompensent autant la vitesse que la capacité à rester régulier jusqu’au drapeau à damier.

Ces trois classements montrent combien les manches disputées le matin ont compté dans le bilan du week-end. Les conditions ont ensuite empêché les pilotes de la course longue de s’exprimer, mais les Espoirs, les Féminines et les Kids ont pu aller chercher leur titre sur la piste. Le résumé vidéo aide à retrouver l’intensité de ces confrontations, où chaque tour pouvait peser dans le championnat.

Palmarès 2026 : Juniors, Challenge 2T, Nationaux et catégories Vintage

Les autres classements nationaux dessinent un palmarès particulièrement varié. En Juniors, Matteo Arrieta, engagé avec le Team Esprit Moto sur TM France, a conclu une saison pleine, ponctuée de deux victoires d’épreuve. Ses 94 points lui offrent le titre, devant Axel Destarac, crédité de 80 points, et Clément Daussat-Daure, qui termine à 74 points.

Axel Destarac peut toutefois célébrer une autre distinction : il remporte le Challenge 2T avec 86 points. Ce classement dédié aux machines deux-temps le place devant Clément Daussat-Daure, deuxième avec 82 points, et Loïc Larrieu, troisième à 75. Le doublé de Destarac dans les résultats du week-end souligne sa polyvalence et la valeur de ses performances au fil de la saison.

Les catégories Nationales ont également confirmé des champions distincts selon les niveaux. En National 1, Alexis Debou s’impose avec 84 points, devant Killian Haddad à 72 et Benjamin Vincent à 71. En National 2, Maxence Seguin termine en tête avec 97 points, tandis que Loïc Veyrac et Benjamin Chaud complètent le podium avec respectivement 72 et 71 points.

En National 3, Benjamin Delpech remporte le championnat avec 95 points. Maxime Mazet le suit à 88 unités, et Valentin Bonhomme prend la troisième place avec 67 points. Les pilotes qui montent sur le podium des catégories Nationales obtiennent leur engagement pour la saison suivante, récompense concrète qui donne une portée supplémentaire à ces classements au-delà du trophée.

Les Vétérans et les machines historiques ont apporté un autre visage à la compétition. En Vintage V1, Julien Pelletier a gagné la manche en étant le seul concurrent du plateau à boucler sept tours sous la barre des deux heures. Pourtant, le titre revient à Mickaël Tate, quatrième de l’épreuve mais suffisamment régulier sur la saison pour terminer avec 117 points, devant Théo Bouyssou, 113, et Fabrice Le Quéré, 108.

En Vintage V2, Alexis Senault a terminé sa campagne par une nouvelle victoire, avec quatre tours accomplis en 2 h 01 min 26 s. Ce succès lui assure le titre avec 125 points, devant Daniel Merrien, crédité de 69 points. Les machines anciennes n’étaient pas là pour jouer un rôle décoratif : sur un terrain technique, elles ont mis en valeur la maîtrise, la mécanique et l’adaptation des pilotes.

La richesse de ce palmarès rappelle que le cross-country ne se résume pas à la catégorie Élite. Juniors, Nationaux, deux-temps et Vétérans construisent chacun une compétition à part entière, avec des ambitions et des trajectoires différentes. Les résultats fédéraux de Royère-de-Vassivière permettent de retrouver les principaux sacres de cette saison.

Loïc Larrieu, Duos et Soft Solo : les autres temps forts de Royère-de-Vassivière

La finale creusoise restera aussi associée à un moment chargé d’émotion : la dernière apparition officielle de Loïc Larrieu comme pilote professionnel. Membre du Rieju Factory Team et figure majeure du tout-terrain français, il a remporté des titres au plus haut niveau national et international en motocross comme en enduro. Son départ du sport professionnel donne à cette journée une dimension particulière, au-delà des classements.

Son nom apparaît également au palmarès du Challenge 2T, où il termine troisième avec 75 points. Cette présence rappelle qu’une carrière se mesure autant aux titres qu’à la durée de l’engagement et à la capacité de rester compétitif au sein d’un paddock renouvelé. La FFM et la communauté moto ont salué son professionnalisme, son parcours et l’exemple qu’il laisse aux jeunes pilotes.

En Duos, Dany Hellouin et Charly Weiss, représentants du Pont d’Ouilly Moto-Club, ont remporté la manche après huit tours disputés en 2 h 04 min 05 s. Leur avance sur Luc et Lorin Fhal reste serrée : moins de vingt-cinq secondes les séparent à l’arrivée. Cette victoire leur permet de décrocher le titre national avec 122 points, devant Mickaël Martinez et Baptiste Mazur, deuxièmes du championnat avec 100 points, puis Jules Bobineau et Ilan Grenaille, à 87.

Le format en équipage transforme la gestion de course. Il faut partager l’effort, organiser les relais et limiter les erreurs, sans perdre de temps dans les transitions. La performance du duo vainqueur ne tient donc pas seulement à la vitesse individuelle de chacun, mais à une coordination qui doit rester efficace sur un parcours long et changeant.

En Soft Solo, le club organisateur a signé un triplé remarqué. Florent Tourret s’impose en sept tours et 2 h 00 min 19 s, suivi par Nathan Dupont à moins d’une minute, puis Mehdi Sol. Pour le Moto-Club ASS Vassivière Club TT, placer trois pilotes aux premières places est une réussite sportive qui prolonge le travail réalisé sur le terrain pour accueillir l’épreuve.

Un résumé vidéo de cette grande finale permet de retrouver les images du circuit, les manches matinales et l’atmosphère du paddock, sans confondre ces séquences avec la course de trois heures, qui n’a pas été disputée. Les archives de la couverture du championnat à Royère-de-Vassivière apportent un complément aux comptes rendus et aux résultats publiés après l’épreuve.

La compétition aura finalement offert deux visages : des titres décidés sur la piste le matin et une course reine interrompue avant son départ pour préserver la sécurité. À travers les champions sacrés, le triplé local en Soft Solo et les adieux de Larrieu, Royère-de-Vassivière a rappelé que les grands rendez-vous de moto tout-terrain se jouent autant dans la performance que dans les décisions prises face aux conditions réelles du terrain.

Homme barbu portant une veste en cuir.

Simon

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