Rallye-raid au Maroc : Daniel Sanders reprend les commandes lors de la 2e étape (résumé, photos, vidéo et résultats

rallye-raid au maroc : revivez la 2e étape avec daniel sanders qui reprend les commandes, le résumé de la course, les photos, la vidéo et les résultats.

La deuxième étape du Rallye OLA Energy du Maroc a changé la donne autour de Zagora. Annoncée comme l’une des journées les plus exigeantes de l’épreuve, cette boucle a tenu ses promesses : navigation soutenue, rythme élevé et terrain assez sélectif pour mettre à l’épreuve la lucidité des pilotes autant que leur vitesse. Daniel Sanders, parti dans le sillage de Ricky Brabec, a fini par prendre les commandes avec une victoire nette en RallyGP.

L’Australien s’impose avec 3’04’’ d’avance sur l’Américain et 3’34’’ sur son coéquipier Edgar Canet. Le résultat bouleverse aussi le classement général : Sanders compte désormais 2’54’’ d’avance sur Brabec et 4’07’’ sur Canet. Voici le résumé de course, les principaux résultats et les éléments à retenir avant la troisième étape, avec une sélection de photos et une vidéo à retrouver au fil du récit.

Rallye-raid au Maroc : Daniel Sanders fait basculer la 2e étape à Zagora

Marc Coma avait prévenu les concurrents : la boucle de Zagora figurait parmi les journées les plus dures de l’histoire du Rallye OLA Energy du Maroc. La spéciale n’a pas seulement demandé de maintenir une allure élevée. Elle a imposé une concentration constante, car une erreur de lecture du roadbook ou un mauvais choix de trajectoire pouvait coûter de précieuses minutes sur un terrain où les pilotes se retrouvaient rapidement dispersés.

Daniel Sanders a pourtant abordé cette étape avec une situation délicate. Vainqueur la veille, Ricky Brabec s’élançait devant lui, et l’Australien a dû composer avec le rythme de son rival tout en surveillant la navigation. Sanders a chuté au début de la spéciale et estime avoir perdu environ une minute. Ce contretemps n’a pas entamé son efficacité : il est revenu sur Brabec, puis les deux hommes ont avancé ensemble pendant une partie de la journée.

La bataille ne s’est donc pas jouée sur la seule puissance mécanique. Ouvrir la piste peut offrir des bonifications, mais expose aussi à une navigation plus complexe et à l’absence de traces de concurrents précédents. Sanders a cherché à prendre suffisamment d’avance pour empêcher son adversaire de profiter pleinement de ces bonus. Sa victoire démontre qu’il disposait aussi du meilleur rythme brut : même sans les bonifications des ouvreurs, il aurait signé le temps le plus rapide.

Le verdict est sans appel au chronomètre : Sanders devance Brabec de 3’04’’, tandis qu’Edgar Canet termine à 3’34’’. Canet, troisième au départ, a tout donné pour revenir sur les deux pilotes placés devant lui. Il a aussi observé leur manière de lire le terrain, un apprentissage précieux pour un jeune pilote confronté à une journée où vitesse et prise de décision doivent rester parfaitement accordées.

Cette performance rappelle que le rallye-raid récompense rarement une seule qualité. Il faut savoir attaquer, préserver la moto et choisir le moment opportun pour accélérer. Pour replacer cette journée dans le contexte de l’épreuve, le récit de la veille détaille comment Brabec avait pris les commandes après la première étape, tandis que le compte rendu du prologue au Maroc permet de suivre la progression des favoris depuis les premiers kilomètres.

Le fait marquant : malgré une chute précoce et une position d’ouverture rapidement partagée avec Brabec, Sanders a gagné l’étape et repris la tête du général. À Zagora, la maîtrise de la course a compté autant que la vitesse pure.

Classement RallyGP : Sanders, Brabec et Canet creusent l’écart

La victoire d’étape prend toute sa valeur lorsqu’elle est replacée dans le classement général. À l’issue de cette deuxième journée, Daniel Sanders mène devant Ricky Brabec avec 2’54’’ d’avance. Edgar Canet occupe la troisième position, à 4’07’’ du leader. Les trois pilotes commencent ainsi à former un groupe de tête distinct, tandis que les écarts avec le reste de la caravane RallyGP rendent chaque journée suivante plus stratégique.

Sanders peut désormais choisir entre défendre sa marge et continuer à imposer son rythme. Ce choix dépendra notamment de son ordre de départ : un pilote qui ouvre la piste doit absorber une charge de navigation supérieure, alors qu’un concurrent parti plus loin peut parfois s’appuyer sur les traces visibles. Dans les dunes et les secteurs rapides, toutefois, suivre une trajectoire ne garantit rien. Une trace peut conduire à une mauvaise bifurcation, et le pilote doit toujours confirmer son cap à l’aide du roadbook.

Brabec reste à portée de son rival. Son retard de moins de trois minutes est significatif, mais il ne suffit pas à écarter l’Américain de la lutte. Sa victoire de la veille prouve qu’il possède la vitesse nécessaire pour reprendre du temps, et son expérience des longues étapes en fait un adversaire capable de transformer une ouverture de piste en occasion tactique. Le duel promet donc de se poursuivre, à condition que les deux hommes évitent les erreurs mécaniques et de navigation.

Canet, lui, aborde cette première partie de rallye avec une double ambition : défendre sa place sur le podium provisoire et continuer à apprendre au contact des pilotes les plus expérimentés. Il explique avoir attaqué toute la journée dans le sillage des deux hommes de tête, à la fois pour réduire l’écart et pour profiter de leur expérience. Cette approche est exigeante, car rester à portée sans commettre de faute impose de gérer l’effort sur plusieurs heures.

Adrien Van Beveren termine huitième de l’étape. Ce résultat le place à distance du trio de tête, mais une journée isolée ne suffit pas à juger sa course : les longues distances et les terrains variés peuvent redistribuer les cartes rapidement. Les amateurs qui suivent la compétition moto peuvent consulter le site officiel du Rallye OLA Energy du Maroc pour retrouver les informations de l’épreuve, et lire ce point sur le duel entre Sanders et Tosha Schareina dans le contexte de la saison.

À retenir : le général est désormais dominé par trois pilotes séparés par un peu plus de quatre minutes. La marge de Sanders est réelle, mais les étapes à venir peuvent encore transformer cette avance en cible.

Les écarts entre les favoris donnent le cadre de la bataille, mais les catégories Rally2 et Rally3 racontent une autre partie de la course, tout aussi disputée.

https://www.youtube.com/watch?v=K8_OgVDsimk

Résultats Rally2 et Rally3 : Ventura et Martin confirment leur domination

En Rally2, Michael Docherty a de nouveau échoué de peu dans sa quête d’une première victoire avec sa nouvelle Hero. Le Sud-Africain s’est rapproché de la tête et a maintenu un rythme soutenu pendant la majeure partie de la spéciale. Il a toutefois reconnu avoir commencé à manquer d’énergie dans les quarante derniers kilomètres, moment où l’intensité de l’effort et la fatigue accumulée ont pesé sur sa capacité à conserver la même vitesse.

Martim Ventura a su exploiter cette fin de spéciale pour s’imposer au sprint. Le pilote portugais de Monster Energy Honda HRC décroche sa dixième victoire d’étape en W2RC, devant Docherty, à 2’38’’, puis Preston Campbell, troisième à 10’17’’. Ventura consolide par la même occasion sa première place au classement général Rally2 : Docherty est à 3’36’’, et Campbell à 22’18’’. L’écart entre les deux premiers reste suffisamment réduit pour maintenir la pression.

Le témoignage de Docherty donne une mesure concrète de l’exigence physique. Il indique n’avoir disputé que quatorze sorties à moto depuis sa blessure et estime qu’il lui faut davantage de temps en selle pour soutenir une telle allure jusqu’au bout. Son résultat n’en reste pas moins notable : être au contact de la tête pendant une grande partie d’une étape difficile, avec une préparation de reprise, montre que la vitesse est présente. La prochaine étape sera de transformer ce rythme en performance régulière.

La catégorie Rally3 offre un autre motif d’attention avec Albert Martin et sa Triumph 450. L’Espagnol remporte une nouvelle fois sa catégorie et demeure invaincu depuis le prologue. Il est aussi le premier pilote à participer à une manche du championnat du monde de rallye-raid sur une Triumph 450 dans cette configuration. Sa moto conserve une base proche de la série, avec notamment un réservoir plus grand et une tour de navigation adaptée à l’épreuve.

Martin souligne les qualités du moteur, du châssis et des suspensions, tout en reconnaissant qu’une moto d’enduro n’offre pas la stabilité d’une machine de rallye spécialement conçue pour les hautes vitesses. Dans la catégorie Rally3, la limitation de vitesse rend ce compromis plus acceptable. Ce choix technique donne à son parcours une dimension particulière : sa victoire valide autant le pilotage que la capacité d’une moto proche de la série à tenir le rythme d’une épreuve internationale.

En quad, Antanas Kanopkinas poursuit également sa série parfaite. Le Lituanien gagne encore et partage avec Martin une invincibilité construite depuis le prologue. À ce stade, la régularité devient un avantage aussi important que le succès du jour : préserver la mécanique et éviter une erreur peut permettre de prolonger une dynamique sans faille.

Les principaux résultats de la journée :

  • RallyGP : Daniel Sanders devant Ricky Brabec (+3’04’’) et Edgar Canet (+3’34’’).
  • Rally2 : Martim Ventura vainqueur, devant Michael Docherty (+2’38’’) et Preston Campbell (+10’17’’).
  • Rally3 : Albert Martin s’impose sur Triumph et reste invaincu dans sa catégorie.
  • Quad : Antanas Kanopkinas remporte une nouvelle étape et poursuit sa série.

Les résultats montrent que Zagora ne se résume pas au duel des leaders RallyGP. Ventura, Martin et Kanopkinas y renforcent des positions qui pourraient peser lourd au terme de la semaine.

Photos et vidéo de la deuxième étape : une journée éprouvante autour de Zagora

Les images de la spéciale permettent de mieux comprendre ce que les chronos ne racontent pas. Autour de Zagora, les concurrents ont dû maintenir leur attention sur des pistes qui alternent les portions roulantes et les passages plus délicats. À chaque changement de terrain, le pilote doit adapter sa position, son freinage et son accélération tout en conservant assez de disponibilité mentale pour lire les indications de navigation.

Pour un motard, cette combinaison rend la fatigue particulièrement trompeuse. Une longue ligne droite peut sembler offrir un répit, mais elle oblige souvent à rester attentif aux variations du sol et aux changements de cap. À l’inverse, une zone technique ralentit la vitesse sans réduire nécessairement l’effort : le corps encaisse les secousses, tandis que les bras et les jambes travaillent sans relâche pour stabiliser la machine.

La chute de Sanders au début de l’étape illustre le caractère imprévisible de cette discipline. Une erreur ou une perte d’adhérence peut survenir alors que le pilote cherche simplement à reprendre contact avec son adversaire. Le point décisif est ensuite la réaction : se relever, vérifier rapidement la moto et repartir sans laisser l’incident perturber toute la stratégie. Sanders a réussi à limiter la perte de temps avant de revenir sur Brabec.

Les photos de course mettent aussi en évidence les différences entre les catégories. Les motos RallyGP sont conçues pour les longues distances, avec une autonomie et un équipement de navigation adaptés. La Triumph de Martin, plus proche d’une enduro de série, présente une silhouette différente, mais son pilote a su tirer parti de ses qualités sur un parcours où la gestion de l’allure compte autant que la stabilité à grande vitesse.

Le récit visuel aide enfin à replacer les écarts chronométriques dans leur contexte. Un retard de quelques minutes peut paraître modeste à l’arrivée, mais il représente une succession de décisions justes : choisir le bon embranchement, conserver de la vitesse dans le sable et éviter de perdre du temps dans une zone accidentée. Pour suivre les étapes suivantes et retrouver les informations de course, le portail du championnat W2RC centralise les actualités officielles.

Le résumé vidéo ci-dessous permet de retrouver l’intensité de cette deuxième étape, tandis que les galeries de photos prolongent l’observation des trajectoires et des conditions de course. Ce sont des compléments utiles pour mesurer ce qu’implique une spéciale annoncée comme l’une des plus exigeantes de l’épreuve.

https://www.youtube.com/watch?v=JViTs0bib6Y

Pour les passionnés qui souhaitent comparer cette performance avec les épisodes précédents de Sanders, un retour sur sa reprise en main au guidon éclaire le travail nécessaire pour retrouver des automatismes après une période de transition. Sur une épreuve aussi exigeante, la confiance se construit autant dans la préparation que dans les kilomètres parcourus en spéciale.

Étape 3 Zagora-Zagora : le programme et les enjeux pour Sanders

La troisième étape doit proposer un scénario différent. Marc Coma annonce davantage de pistes sablonneuses et un terrain globalement plus roulant, avec les dunes de Merzouga et d’autres secteurs au sud. L’absence de difficultés majeures annoncées a conduit les organisateurs à allonger la spéciale : une journée moins piégeuse dans sa nature, mais pas nécessairement plus facile pour les organismes.

Le parcours prévu le jeudi 1er octobre relie Zagora à Zagora sur un total de 592 kilomètres, dont 364 kilomètres de spéciale. Les motards devront également composer avec de petites déviations spécifiques. Ces variantes peuvent modifier la navigation d’un équipage à l’autre et obliger les pilotes à rester attentifs, même sur des portions où la vitesse semble plus régulière.

Pour Sanders, l’enjeu sera de préserver son avance sans se laisser enfermer dans une stratégie défensive. Ouvrir ou rouler parmi les premiers peut compliquer la lecture du terrain, mais l’Australien a démontré qu’il pouvait garder le rythme dans cette configuration. Son intention, après la deuxième étape, est de prendre le départ et de courir à son allure : une approche convaincante, à condition de conserver la discipline nécessaire pour éviter une nouvelle chute.

Brabec cherchera naturellement à réduire l’écart, tandis que Canet pourra tenter de rester dans leur sillage et de convertir son apprentissage en résultat. L’ordre de départ sera déterminant, mais il ne décidera pas tout. Dans les dunes, une trajectoire directe peut faire gagner du temps, alors qu’un mauvais angle d’attaque impose parfois de revenir sur ses traces. La capacité à conserver une vitesse régulière sans épuiser ses forces pourrait donc faire la différence dans la seconde moitié de la spéciale.

La suite du programme garde les concurrents à Zagora. Le vendredi 2 octobre, la quatrième étape prévoit 516 kilomètres pour les catégories FIA et 453 kilomètres pour les FIM, avec respectivement 384 et 321 kilomètres de spéciale. Le samedi 3 octobre, la cinquième étape doit totaliser 357 kilomètres, dont 259 chronométrés, avant la conférence de presse de 18 heures et la remise des prix à 19 h 30 au bivouac.

Le programme est donné en heure GMT. Pour les spectateurs, suivre les classements au fil des étapes permettra de distinguer les écarts provisoires des évolutions réellement décisives : dans un rallye-raid, la régularité sur plusieurs journées pèse souvent davantage qu’un coup d’éclat isolé. Les pilotes doivent gérer les pneus, la mécanique et leur énergie, car une journée de dunes peut solliciter différemment la moto et le corps qu’une boucle plus rocailleuse.

Le rendez-vous suivant : 364 kilomètres de spéciale attendent les motards lors de l’étape 3. Après sa reprise des commandes, Sanders devra confirmer que sa victoire à Zagora marque une tendance durable plutôt qu’un avantage ponctuel.

Homme barbu portant une veste en cuir.

Simon

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