Enduro à Vertolaye : samedi, le Moto Club livradois répond présent — compte rendu et résultats

Enduro à Vertolaye : le Moto Club du Livradois réussit sa journée du samedi
Après une Super Test spectaculaire vendredi soir, remportée par Antoine Magain, les pilotes ont retrouvé samedi les chemins de Vertolaye pour la première journée de course de cette quatrième et avant-dernière épreuve du Championnat de France d’Enduro 24MX. Le programme sportif a tenu ses promesses, avec des confrontations serrées et des changements de rythme dans plusieurs catégories.
Pour le Moto Club du Livradois, ce rendez-vous avait une résonance particulière. Quelques mois après l’annulation de la Rand’Auvergne, les bénévoles avaient à cœur de retrouver le terrain de la compétition et de montrer qu’ils pouvaient accueillir une épreuve nationale dans les meilleures conditions. Sous un soleil généreux, la poussière a accompagné les concurrents toute la journée, mais les équipes ont su la maîtriser afin de préserver le déroulement de la course.
Vertolaye n’est pas un simple décor pour les amateurs d’enduro. Le territoire est associé à une longue culture de la moto tout-terrain, et les chemins du Livradois réclament autant de lucidité que de vitesse. Pour un pilote, garder un rythme élevé ne suffit pas : il faut aussi préserver sa concentration, gérer les trajectoires et éviter de gaspiller de l’énergie lorsque le terrain se transforme au fil des passages.
Le parcours a donc mis en valeur les qualités qui font la richesse de cette compétition moto : régularité, capacité d’adaptation et maîtrise des spéciales. Le soleil a rendu la poussière persistante, mais les bénévoles ont assuré le suivi des conditions, permettant aux concurrents de profiter du tracé préparé autour de Vertolaye. Cette organisation compte autant que les chronos, car elle garantit une journée lisible pour les pilotes et le public.
La mobilisation locale se voyait aussi dans les coulisses. Accueil, circulation, gestion des zones de course et coordination des bénévoles forment un travail collectif souvent moins visible que les podiums, mais indispensable à leur existence. Le club a ainsi transformé l’attente suscitée par son retour en une réponse concrète, portée par une équipe présente sur le terrain du début à la fin.
Les lecteurs souhaitant retrouver le contexte de cette manche peuvent consulter les informations sur le programme de l’épreuve à Vertolaye. Les actualités du club et les informations pratiques sont également relayées sur la page du Moto Club du Livradois, un point de contact utile pour suivre la vie de cette association ancrée dans le territoire.
Cette première journée rappelle une évidence aux passionnés : la qualité d’un rendez-vous ne se mesure pas uniquement au classement. Quand le terrain, l’organisation et l’engagement bénévole s’accordent, le spectacle sportif gagne en intensité et le public peut suivre une véritable course, pas seulement une succession de temps chronométrés.
Résultats E1 et E2 à Vertolaye : Joyon et Magain imposent leur rythme
En E1, le scénario a d’abord semblé sourire à Killian Lunier. Très incisif dans les premières spéciales, il a signé les meilleurs temps des trois premiers chronos et pris les commandes de la course. Cette entame lui a permis de creuser une avance de travail, mais l’enduro se joue sur la durée : conserver la même intensité jusqu’aux derniers passages représente un défi différent de celui d’un départ réussi.
Léo Joyon, engagé avec Fast Eddy Triumph Minerva Oil, a progressivement trouvé le rythme nécessaire pour revenir dans la bataille. Hugo Blanjoue, représentant Elite Factory Honda Motul, est lui aussi resté au contact, ce qui a maintenu la pression sur les leaders. Dans la seconde partie de journée, Joyon a mieux négocié les chronos décisifs et a fini par prendre l’avantage.
Le classement E1 de samedi place donc Léo Joyon à la première place, devant Hugo Blanjoue et Killian Lunier. Ce résultat reflète l’évolution de la course : Lunier avait lancé la journée de façon remarquable, mais Joyon a su accélérer au moment où les écarts se construisaient définitivement. Gabin Allemand termine quatrième, tandis qu’Anthony Geslin n’a pas pu prendre le départ après sa blessure lors de la Super Test du vendredi soir.
En E2, Antoine Magain a confirmé le signal envoyé la veille. Déjà auteur du meilleur temps toutes catégories confondues lors de la Super Test, le pilote Sherco Factory a démarré le samedi en tête et remporté les trois premières spéciales. Léo Le Quéré, du Dafy Enduro Team, a ensuite opposé une résistance solide en reprenant plusieurs meilleurs temps au fil de la journée.
Cette réaction n’a toutefois pas suffi à renverser la hiérarchie. Magain a répondu aux attaques et conservé la marge nécessaire pour gagner devant Le Quéré. Quentin Clerc Tournier complète le podium ; Clément Clauzier a réalisé une fin de journée convaincante pour prendre la quatrième place devant Antonin Mille. Ici encore, la différence s’est faite dans la capacité à rester constant plutôt que dans un seul passage rapide.
Résultats du samedi en E1 et E2 :
- E1 : Léo Joyon, Hugo Blanjoue, Killian Lunier.
- E2 : Antoine Magain, Léo Le Quéré, Quentin Clerc Tournier.
Un compte rendu de cette journée gagne à être lu comme une histoire de tempo. Le premier chrono peut lancer une dynamique, mais la victoire revient à celui qui sait répondre aux attaques sans perdre sa précision. C’est précisément ce qu’ont démontré Joyon et Magain dans leurs catégories respectives.
Pour prolonger le suivi des classements officiels, les passionnés peuvent consulter les publications de la plateforme du Championnat de France d’Enduro. Les résultats fédéraux permettent de vérifier les performances par catégorie et de replacer les podiums du samedi dans le cadre plus large de la saison.
E3 à Vertolaye : Théo Espinasse résiste au retour de Julien Roussaly
La catégorie E3 a proposé une opposition de haut niveau entre Théo Espinasse, pilote Fantic Factory Racing, et Julien Roussaly, engagé avec Sherco Factory. Espinasse s’est installé en tête dès le début de la journée et a construit son avance en signant la majorité des meilleurs temps. Cette maîtrise initiale lui a donné un avantage, mais pas le confort d’une course sans pression.
Roussaly avait déjà remporté la catégorie lors de la Super Test du vendredi soir. Il est donc revenu dans les spéciales avec un objectif clair : maintenir la confrontation ouverte et tirer parti de chaque occasion pour réduire l’écart. Plusieurs chronos lui ont permis de reprendre du temps, preuve que la hiérarchie n’était pas figée après les premiers passages.
Espinasse a néanmoins conservé suffisamment d’avance pour remporter la journée. Roussaly termine deuxième, tout près du vainqueur, après avoir entretenu le suspense jusqu’aux derniers résultats. Cette lutte illustre bien l’exigence du sport mécanique : un pilote peut gagner une spéciale ou reprendre quelques secondes, mais il lui faut aussi répéter cette performance sans commettre d’erreur sur l’ensemble du parcours.
Derrière les deux hommes, la bataille pour la troisième place a également animé la catégorie. Thibault Giraudon, autre représentant de Fantic Factory Racing, et Romain Dagna, d’Elite Moto 15 KTM, sont restés proches jusqu’aux derniers chronos. Giraudon a finalement conservé l’avantage pour une poignée de secondes, tandis que Dagna doit se contenter de la quatrième place. Diego Haution termine cinquième.
Le podium E3 du samedi est composé de Théo Espinasse, Julien Roussaly et Thibault Giraudon. Les écarts réduits derrière le vainqueur donnent une valeur particulière à cette troisième place : lorsqu’une poignée de secondes sépare les concurrents, chaque freinage, chaque choix de ligne et chaque relance peut peser sur l’issue de la journée.
Ce duel entre Espinasse et Roussaly rappelle également pourquoi les spéciales constituent le cœur d’une course tout-terrain. Elles concentrent les difficultés et donnent aux spectateurs des repères immédiats, tandis que les concurrents doivent gérer le rythme sur plusieurs passages. Une première performance solide ne garantit jamais le résultat final si l’adversaire reste capable de répondre.
Les informations autour de cette manche et de son déroulement sont aussi accessibles dans le suivi consacré à l’épreuve de Vertolaye. Ce contexte local aide à comprendre la portée de la journée : au-delà des noms inscrits au palmarès, chaque chrono s’inscrit dans un événement préparé par un club qui connaît intimement ce terrain.
Dans une catégorie où les écarts sont restés serrés, la victoire d’Espinas repose sur une qualité essentielle : maintenir son niveau lorsque la pression monte. La résistance de Roussaly et le duel pour la troisième marche ont donné à l’E3 une intensité qui s’est prolongée jusqu’au dernier chronométrage.
La bataille de l’E3 montre qu’un classement final résume une journée, mais ne raconte pas à lui seul toutes les relances et les retournements qui l’ont construite.
Juniors à Vertolaye : Matteo Arrieta prend les commandes en Junior 1
La journée de Junior 1 a pesé sur la course au titre. Léo Lavesvre, leader du championnat avant Vertolaye et pilote Fantic Factory Racing, a été contraint à l’abandon en début de journée à la suite d’une casse mécanique. Cette défaillance a immédiatement modifié les enjeux : ses poursuivants pouvaient transformer une occasion imprévue en avantage comptable majeur.
Matteo Arrieta, représentant Esprit Moto TM France, a su saisir cette opportunité sans se laisser distraire par le contexte. Solide dans les spéciales, il a signé la majorité des meilleurs temps et remporté la catégorie. Raphaël Raynaud, lui aussi engagé avec Fantic Factory Racing, termine deuxième, tandis que Benjamin Sicard du Team GP Motors complète le podium après une course régulière.
Avec les 25 points associés à la victoire, Arrieta atteint 154 points au championnat et prend la tête du classement provisoire, avec dix points d’avance sur Lavesvre. Raynaud revient également dans la course au titre avec 138 points avant la journée du dimanche. La situation reste donc ouverte : une avance de dix points est importante, mais elle ne dispense pas de produire une nouvelle performance lors de la seconde journée.
Le résultat du samedi montre à quel point la régularité et la fiabilité mécanique sont liées en enduro. Le pilote doit attaquer, mais aussi préserver sa moto et repérer les signes d’un problème avant qu’il ne devienne irréversible. Dans le cas de Lavesvre, l’abandon a bouleversé le classement sans effacer son avance acquise auparavant ; il a simplement déplacé la pression vers les concurrents qui pouvaient marquer gros.
En Junior 2/3, Dorian Simon, sur Atomic Moto Beta, a contrôlé la course dès les premières spéciales. Il a signé la majorité des meilleurs temps et n’a pas réellement laissé ses adversaires revenir dans la lutte pour la victoire. Sa prestation s’inscrit dans une série particulièrement convaincante : il a imposé un rythme élevé tout en évitant de céder du terrain dans les moments importants.
La deuxième place a été plus disputée. Antoine Faveyrial, pilote Elite Moto 15 KTM, et Evan Leydier se sont longtemps tenus de près. Leydier a fait la différence dans les derniers chronos et s’empare de la deuxième marche du podium, tandis que Faveyrial termine troisième à quelques secondes. Hugo Vukcevic et Clément Daussat Daure complètent les places suivantes.
Podiums juniors du samedi :
- Junior 1 : Matteo Arrieta, Raphaël Raynaud, Benjamin Sicard.
- Junior 2/3 : Dorian Simon, Evan Leydier, Antoine Faveyrial.
Les résultats de Vertolaye ont donc deux visages chez les jeunes : une course au titre relancée en Junior 1 et une victoire dominée par Simon en Junior 2/3. Les classements officiels de la fédération, notamment les documents publiés pour les catégories du week-end, offrent un complément utile au suivi des résultats de la journée à Vertolaye.
Catégorie féminine et enjeux du dimanche : Vertolaye garde le suspense
Pour sa première apparition de la saison dans le Championnat de France d’Enduro 24MX, Pauline Nicon a signé une entrée remarquée. Récemment sacrée Championne de France Enduro Kid et Championne de France de Cross-Country, elle a trouvé rapidement ses marques dans la catégorie féminine et s’est imposée dès sa première journée à Vertolaye.
Nicon a remporté cinq des six spéciales. La seule à lui échapper, la SP2, est revenue à Justine Martel, membre du Team Ambiance Moto Beta. Charlène Boudon, engagée avec Yamaha DEP Atomic, a terminé à la deuxième place, à une cinquantaine de secondes de la gagnante, tandis que Martel prend la troisième position de la journée.
La hiérarchie du samedi ne correspond pas exactement à celle du championnat, et cette distinction compte pour lire les résultats sans confusion. Martel conserve la tête du classement général avec 161 points, Boudon revient à 151 points grâce à sa deuxième place et Mauricette Brisebard reste troisième avec 130 points. Nicon, nouvelle venue dans la série cette saison, inscrit ses 25 premiers points.
La journée de Brisebard s’est achevée prématurément en raison d’une casse mécanique. Son abandon a modifié l’équilibre du classement du jour, mais son capital de points lui permet de rester troisième au provisoire. Cette situation rappelle combien une saison d’enduro se construit sur plusieurs rendez-vous : un incident peut coûter une manche, sans effacer les performances précédentes.
Résultats féminins du samedi : Pauline Nicon devance Charlène Boudon et Justine Martel. Cette victoire donne immédiatement à Nicon une place dans le récit sportif de Vertolaye, tandis que la bataille entre Martel et Boudon promet une suite disputée au classement général.
La seconde journée doit prolonger les débats dans toutes les catégories. Les passages répétés ont déjà marqué le terrain et la poussière devrait continuer à peser sur la visibilité et le choix des trajectoires. Les pilotes devront composer avec ces conditions évolutives, car une spéciale parcourue le dimanche ne présente pas nécessairement les mêmes repères que lors du premier passage.
Le départ de la journée suivante est annoncé à 8 heures. Avec des écarts encore faibles dans plusieurs catégories et des points importants à distribuer avant la finale de la saison, la prudence ne pourra pas remplacer l’ambition. Il faudra toutefois trouver le juste équilibre : attaquer suffisamment pour gagner du temps, sans compromettre la moto ni la régularité.
Les passionnés peuvent retrouver d’autres informations sur le rendez-vous dans le point consacré à l’épreuve au cœur du Livradois. Pour le Moto Club livradois, la réussite du samedi apporte déjà une réponse concrète après l’annulation de la Rand’Auvergne : l’équipe a retrouvé le rythme de la course et proposé aux pilotes un terrain de confrontation à la hauteur des enjeux.
À Vertolaye, le samedi a donc récompensé les pilotes capables de transformer la vitesse en constance, tout en laissant assez d’incertitude pour que la course du dimanche conserve tout son intérêt.
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