Rallye-raid au Maroc : qui succédera à Tosha Schareina ? Présentation de l’épreuve et liste complète des pilotes

À Agadir, les vérifications de la 27e édition du Rallye OLA Energy du Maroc lancent une semaine où chaque kilomètre peut peser sur le championnat. Tenant du titre, Tosha Schareina revient sur les pistes marocaines avec trois points de retard sur Daniel Sanders, tandis que Luciano Benavides reste à six unités du leader. La bataille pour la succession du pilote espagnol se joue donc à la fois pour la victoire de l’épreuve et pour l’équilibre du classement mondial.
Entre le prologue et l’arrivée à Zagora, le parcours du rallye mettra les concurrents face à de longues spéciales, à une navigation exigeante et à des terrains variés. Le plateau FIM compte 131 engagés, répartis entre RallyGP, Rally2, Rally3 et quads. Voici la présentation de l’épreuve, ses principaux enjeux, les pilotes à suivre et le programme qui donnera le rythme à cette compétition tout-terrain.
Rallye-raid au Maroc : une course décisive pour le championnat
Le Rallye OLA Energy du Maroc s’impose comme l’un des grands rendez-vous du calendrier, autant par la difficulté de son terrain que par sa proximité avec l’échéance du Dakar. La 27e édition se tient sous le Haut-Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avec les vérifications administratives et techniques organisées à Agadir. Pour les pilotes, ces contrôles ne sont pas une simple formalité : ils valident la conformité des machines et marquent le passage entre la préparation et la course.
Cette manche compte particulièrement dans le championnat de rallye-raid. Daniel Sanders arrive en tête après ses victoires au Portugal et en Argentine, mais son avance sur Schareina n’est que de trois points. Luciano Benavides, six points derrière, reste lui aussi dans le jeu. Sur une épreuve où une erreur de navigation, une crevaison ou une journée difficile peut bouleverser la hiérarchie, l’écart au classement ne garantit rien.
Le Maroc a aussi une valeur particulière dans la préparation des équipes. Ses pistes rapides, ses secteurs cassants et ses zones de navigation complexe permettent d’évaluer les motos et les choix de réglages dans des conditions proches de celles du Dakar. Sanders souligne d’ailleurs la longueur des étapes et la diversité du terrain : réussir ici demande de préserver ses forces autant que de rouler vite. Un pilote qui économise ses pneus et son énergie au début peut avoir un avantage décisif dans les derniers jours.
Pour suivre le contexte général de cette manche, les enjeux chez les motos et les voitures sont détaillés dans cette présentation de la lutte au Rallye du Maroc. Les informations officielles sur le championnat sont également accessibles auprès du World Rally-Raid Championship. Pour les prétendants au titre, le Maroc n’est donc pas seulement une course prestigieuse : c’est une occasion majeure de prendre l’ascendant avant la suite de la saison.
Succession de Tosha Schareina : Sanders et Benavides prêts à attaquer
La succession de Tosha Schareina est au cœur de la course moto au Maroc. L’Espagnol de Monster Energy Honda HRC a remporté l’épreuve l’an dernier à Erfoud, signant alors son premier succès marocain. Depuis cette victoire, il n’a pas renoué avec la première place, mais son retard limité sur Sanders lui permet d’aborder la manche avec une ambition claire : rester au contact, puis saisir les occasions lorsque le terrain l’exigera.
Schareina apprécie le souvenir de son succès, tout en sachant que le terrain ne récompense pas la nostalgie. Il a annoncé vouloir se battre jusqu’à la dernière étape et vise la victoire après une préparation construite autour de cet objectif. Cette détermination devra toutefois s’accompagner de maîtrise : ouvrir la piste, suivre les traces d’un rival ou choisir la bonne trajectoire dans une zone pierreuse peut coûter de précieuses minutes.
Sanders arrive avec une dynamique forte. Le pilote Red Bull KTM Factory Racing a remporté les manches du Portugal et de l’Argentine, et peut viser une troisième victoire consécutive. Il avait cependant terminé deuxième au Maroc en 2025, sa seule défaite de la saison évoquée dans les éléments de course. Il connaît donc le potentiel de l’épreuve, mais aussi la difficulté à y convertir une bonne vitesse en victoire. « L’objectif est de gagner », résume-t-il, tout en insistant sur l’importance de ne pas dépasser ses limites.
Luciano Benavides complète ce trio de prétendants. Deuxième en 2022 et 2023, puis troisième en 2024, il connaît déjà les exigences de la course. Sa blessure lors de l’édition précédente avait interrompu son rallye, avant un retour remarqué au Dakar. Il affirme se sentir confiant sur une moto améliorée et rappelle que six points séparent les trois premiers : une seule étape particulièrement réussie peut donc modifier le rapport de force.
Leur duel est suivi de près dans cette analyse du coude-à-coude entre Sanders et Schareina. Au-delà des déclarations, la réponse se dessinera sur la piste : au Maroc, la régularité et la lucidité comptent autant que la pointe de vitesse.
Les images du prologue permettront de mesurer les premiers écarts, mais les positions de départ de l’étape 1 ne seront connues qu’après cette courte spéciale. Les favoris devront donc composer avec un paramètre stratégique supplémentaire dès le premier soir.
Parcours du rallye : cinq étapes exigeantes entre Agadir et Zagora
Le parcours du rallye commence par le prologue du lundi 28 septembre. La journée représente 176 kilomètres au total, dont 18 kilomètres chronométrés pour les motos et les quads. La spéciale est courte, mais son résultat peut influencer les ordres de départ de l’étape suivante. Dans un rallye où la poussière et la visibilité peuvent affecter le rythme, partir devant ou derrière un concurrent n’est jamais un détail anodin.
Le mardi 29 septembre, la première étape relie Agadir à Zagora sur 636 kilomètres, avec 268 kilomètres de spéciale. Le lendemain, les concurrents restent dans le secteur de Zagora pour une boucle de 423 kilomètres, dont 300 chronométrés. Le jeudi, l’étape 3 atteint 592 kilomètres au total et comprend 364 kilomètres de spéciale : une journée longue, où la gestion physique et mécanique devient aussi importante que la navigation.
La quatrième étape, le vendredi 2 octobre, présente une particularité : les distances ne sont pas identiques pour les concurrents FIA et FIM. Les autos doivent couvrir 516 kilomètres, dont 384 de spéciale, tandis que les motos et les quads parcourent 453 kilomètres, dont 321 chronométrés. Enfin, l’étape 5 du samedi ramène le total à 357 kilomètres, avec 259 kilomètres de spéciale, avant la conférence de presse et la cérémonie de remise des prix à Zagora.
Ces chiffres donnent une idée de la charge imposée aux équipages, mais ne racontent pas toute l’histoire. Une spéciale de 300 kilomètres peut se révéler plus éprouvante qu’une journée plus longue si elle multiplie les changements de terrain, les pistes parallèles ou les repères trompeurs. Les pilotes doivent aussi conserver assez d’attention pour éviter une erreur simple, comme manquer une bifurcation ou suivre une trace qui ne correspond pas au roadbook.
Les ordres de départ FIM de l’étape 1 seront sélectionnés après le prologue, puis publiés en soirée. Les équipages ont donc intérêt à trouver un compromis : signer un bon temps sans prendre de risques inutiles. Ce tracé récompense les concurrents capables d’adapter leur rythme à chaque journée, plutôt que ceux qui cherchent à tout gagner dès les premiers kilomètres.
Pilotes de rallye-raid : les noms à suivre dans les catégories FIM
La liste des engagés FIM annoncée pour l’épreuve rassemble 131 concurrents : huit en RallyGP, 110 en Rally2, dix en Rally3 et trois en quads. Ce total montre l’ampleur du plateau, avec une catégorie reine resserrée et un groupe Rally2 particulièrement fourni. Les données communiquées ne détaillent pas ici les 131 noms individuellement ; mieux vaut donc distinguer les pilotes confirmés dans les informations de course d’une liste officielle complète, publiée par l’organisation et susceptible d’évoluer après les vérifications.
Parmi les principaux noms annoncés en RallyGP figurent les trois candidats au titre : Tosha Schareina, Daniel Sanders et Luciano Benavides. Ils seront accompagnés de Skyler Howes, de retour sous les couleurs de ZXMOTO Joyride Factory Rally, d’Edgar Canet, de José « Nacho » Cornejo, ainsi que de Ross Branch, dont la blessure est signalée dans les informations de course. Le plateau compte huit places dans cette catégorie, mais les éléments disponibles ne permettent pas de confirmer ici tous les noms ni le statut final de chaque pilote après les contrôles.
Howes attire l’attention parce qu’il découvre un nouveau projet de rallye-raid. Dernier vainqueur nord-américain au Maroc en 2022, il a rejoint ZXMOTO quelques semaines seulement avant l’épreuve. L’équipe présente le rallye comme une course de développement, avec l’objectif de collecter des données pour préparer le Dakar. Pour lui, le résultat immédiat n’est pas le seul indicateur : le comportement du châssis, des suspensions et de la moto sur plusieurs jours compte tout autant.
Canet, lui, poursuit son passage en RallyGP après avoir remporté le titre Rally2 en 2025. Il avait terminé cinquième au Maroc l’an dernier et arrive avec l’ambition de progresser. Cornejo sera le seul représentant de Hero MotoSports en RallyGP après la blessure de son coéquipier Ross Branch. Il explique avoir travaillé sur sa condition physique, son alimentation et la moto, avec l’envie de terminer la saison sur une note plus conforme aux objectifs de l’équipe.
Pour consulter les listes actualisées, le site officiel du Rallye du Maroc constitue la référence pratique. Une présentation des engagés et du programme apporte également des repères utiles. Il faut vérifier la version publiée après les vérifications : forfaits, blessures ou décisions techniques peuvent modifier une liste annoncée en amont.
- RallyGP : Daniel Sanders, Tosha Schareina, Luciano Benavides, Skyler Howes, Edgar Canet et José Cornejo sont les principaux pilotes mis en avant dans les informations disponibles.
- Rally2 : 110 concurrents sont annoncés, parmi lesquels le plateau est particulièrement dense. Harith Noah, vainqueur du Dakar Rally2 en 2024, est un nom à surveiller.
- Rally3 : dix engagés sont mentionnés, dont Neels Theric, engagé sur une Kove officielle.
- Quads : trois concurrents figurent dans le décompte FIM transmis pour l’épreuve.
- Honda HRC Junior Team : Martim Ventura et Preston Campbell font partie des jeunes recrues annoncées.
Programme du Rallye du Maroc : prologue, étapes et arrivée à Zagora
La semaine s’ouvre lundi 28 septembre avec le prologue FIM, disputé sur 18 kilomètres chronométrés, et le shakedown FIA. La première moto est attendue sur la spéciale à 9 heures. Le classement provisoire du prologue doit être publié à 16 heures, puis les pilotes FIM choisiront leurs ordres de départ pour l’étape 1 en soirée. Cette sélection explique pourquoi une courte journée peut déjà peser sur la stratégie des concurrents.
Le mardi, le départ d’Agadir marque le début des longues journées de course en direction de Zagora. Les quatre étapes suivantes se déroulent autour de cette ville, avec des distances et des longueurs de spéciale qui imposent une adaptation quotidienne. Le vendredi, la différence de parcours entre les catégories FIA et FIM demande une attention particulière aux équipages et aux équipes d’assistance : les horaires de retour et la préparation des véhicules ne seront pas les mêmes pour tous.
La journée finale du samedi 3 octobre comprend 259 kilomètres chronométrés. Une dernière spéciale de cette longueur laisse peu de place au relâchement : même un pilote qui possède une avance doit rester précis jusqu’à la ligne d’arrivée. Les célébrations prévues au bivouac de Zagora, avec une conférence de presse à 18 heures puis la remise des prix à 19 h 30, ne commenceront qu’une fois les résultats établis.
Pour le spectateur, suivre les informations de course revient à observer plusieurs histoires en parallèle. Les amateurs de titre mondial regarderont d’abord le duel entre Sanders, Schareina et Benavides. Les passionnés de développement technique suivront Howes et sa nouvelle structure, tandis que les catégories Rally2 et Rally3 offriront une bataille plus large, où le nombre d’engagés augmente les possibilités de rebond.
Une compétition tout-terrain de cette ampleur ne se résume pas à un classement quotidien. La capacité à réparer, à se repérer et à conserver une moto fiable fait partie intégrante de la performance. Lorsque les pilotes entreront dans la dernière spéciale, l’écart entre ambition et prudence pourrait décider du vainqueur autant que le talent pur.
Le verdict ne se limitera donc pas à savoir qui remportera l’étape finale. Il dira aussi lequel des prétendants aura su traverser la semaine sans laisser filer les points essentiels, tandis que les classements officiels confirmeront la liste définitive des concurrents et les résultats de chaque catégorie.


D\'autres articles intéressants