PROMOSPORT à Magny-Cours : une finale historique, Monaya et Eruam brillent en Production, Forestier renverse la hiérarchie en Découverte

À Magny-Cours, la finale des Coupes de France PROMOSPORT a pris une dimension particulière : pour la première fois, les pilotes de la discipline ont partagé le programme du week-end avec ceux du Championnat de France Superbike. Du 24 au 27 septembre, cette rencontre a réuni deux plateaux nationaux dans un même paddock et rendu plus visible la passerelle entre compétition accessible et haut niveau. L’épreuve, organisée par le Moto-Club de Nevers et de la Nièvre, a aussi refermé une saison anniversaire marquée par les 50 ans du Promosport.
Les derniers classements ont entretenu le suspense jusqu’aux courses finales. En Production, Gregory Monaya et Cyril Eruam ont transformé leur régularité en titres, tandis que Tony Guerrero et Killian Rossignol ont signé des fins de saison éclatantes dans les classements Promo. En catégorie Découverte, Fabrice Forestier a profité d’un scénario spectaculaire pour dépasser Florian Bajus, avec un doublé décisif. Cette finale historique a ainsi mêlé enjeux sportifs, apprentissage et perspectives concrètes vers le FSBK.
Une finale historique du PROMOSPORT à Magny-Cours, au cœur d’un week-end partagé avec le FSBK
Réunir les finales du PROMOSPORT et du Championnat de France Superbike sur une même affiche a donné à l’étape nivernaise un relief inédit. Les pilotes des deux compétitions ont partagé le paddock, les espaces de préparation et l’attention du public, sans que leurs championnats respectifs perdent leur identité. Pour un amateur venu découvrir le sport moto, l’intérêt était immédiat : observer les trajectoires de l’élite nationale, puis retrouver sur la piste des concurrents engagés dans une compétition où l’accessibilité et la progression restent essentielles.
La date, du 24 au 27 septembre 2026, plaçait ce rendez-vous à la clôture de la saison. L’organisation du Moto-Club de Nevers et de la Nièvre a permis d’accueillir un programme chargé et des catégories aux profils variés. Les renseignements pratiques liés au week-end sont réunis dans cette présentation du rendez-vous FSBK et PROMOSPORT à Magny-Cours, tandis que la FFM détaillait les classements encore à sceller dans son aperçu de la finale organisée aux côtés du Superbike.
Un paddock commun, deux chemins de progression
Cette proximité entre les séries donne à la manifestation une portée qui dépasse le seul calendrier. Le Superbike représente pour nombre de compétiteurs l’horizon le plus élevé du championnat national, alors que le Promosport permet de se mesurer à des adversaires de niveau comparable et d’acquérir une expérience de course structurée. Voir ces univers réunis rend le parcours plus tangible : la progression ne repose pas uniquement sur la vitesse pure, mais aussi sur la préparation, la régularité et la capacité à convertir un week-end difficile en points précieux.
Un jeune pilote qui suit les essais depuis le bord de piste peut ainsi observer comment les équipes travaillent entre deux séances, comment les réglages évoluent et comment les concurrents abordent les départs. La différence d’expérience entre les catégories ne gomme pas les fondamentaux communs : freinage maîtrisé, lecture du trafic, choix d’une trajectoire efficace et sang-froid lorsque la pression monte. C’est précisément ce dialogue entre niveaux qui donne du sens à un paddock partagé.
La finale a aussi clôturé une saison symbolique pour une compétition présente depuis cinq décennies dans le paysage français. Les courses de Magny-Cours ont donc joué sur deux tableaux : désigner les derniers vainqueurs et rappeler la fonction du Promosport comme porte d’accès à la vitesse sur circuit. Les résultats complets de la saison peuvent être consultés sur le site officiel des classements PROMOSPORT.
Pour suivre les sessions, chaque point comptait, mais le cadre commun au FSBK a ajouté une dimension supplémentaire : les pilotes amateurs évoluaient dans un environnement proche de celui qu’ils peuvent viser à terme. À Magny-Cours, la passerelle vers l’élite n’était donc pas une idée abstraite, mais une présence concrète dans le paddock.
Monaya et Eruam imposent leur régularité en catégorie Production
Le règlement de la catégorie Production met l’accent sur la maîtrise du pilote plutôt que sur une course à la préparation technique. Les motos restent proches de leur configuration d’origine, le moteur est scellé et le calculateur contrôlé par la FFM. Dans ce cadre encadré, les écarts se construisent au fil des tours, par la précision des trajectoires et la capacité à maintenir un rythme élevé sans sacrifier la constance. En 2026, Gregory Monaya en 1000 et Cyril Eruam en 600 ont été les deux visages de cette exigence.
Production 1000 : dix victoires pour Gregory Monaya
Le pilote suisse a conclu sa campagne avec 301 points et dix victoires de catégorie en douze courses. Son titre était déjà assuré avant la finale, mais il n’a pas abordé Magny-Cours comme une simple formalité : il a remporté la Course 2 avec 124 millièmes de seconde d’avance et signé le meilleur tour, en 1’42’’739. Deux manches seulement lui ont échappé sur l’ensemble de la saison, preuve d’une domination construite autant sur la vitesse que sur la répétition des performances.
La Course 1 de Nogaro avait été remportée par Quentin Levrier, tandis que Valentin Roedel s’est imposé à Magny-Cours avec seulement 143 millièmes d’avance. Ce dernier a réalisé un week-end particulièrement solide, avec 25 puis 20 points, et termine la saison sans zéro. Il prend la troisième place finale avec 213 points, à quatre longueurs de Levrier, qui conserve le deuxième rang avec 217. Franck Busteau, sur Kawasaki, finit quatrième avec 104 points, devant Julien Delcamp, cinquième avec 92.
La récompense associée au titre souligne le lien direct entre les Coupes de France et l’étape suivante : Monaya reçoit 48 pneus pour une saison en FSBK. La performance ne lui offre pas seulement un trophée, mais aussi des moyens concrets pour envisager la catégorie supérieure. Son parcours et son sacre avaient déjà été mis en perspective dans ce retour consacré au titre de Monaya en Production 1000.
Production 600 : Cyril Eruam gagne au compte des points
En 600, la finale a opposé deux approches efficaces. Paul Genève a tenté le tout pour le tout en remportant les deux courses de Magny-Cours, soit 52 points sur le week-end. Eruam a répondu par deux deuxièmes places, suffisamment solides pour préserver son avance au classement général : il termine avec 260 points, sept de plus que Genève, crédité de 253.
Les statistiques racontent une lutte serrée. Genève a remporté sept courses au cours de la saison, contre trois pour Eruam, mais ce dernier n’est jamais descendu sous les 20 points lors des douze manches. Sur une moto soumise à des contraintes techniques proches pour tous, cette constance devient une force déterminante : une victoire impressionne, mais une série de résultats élevés protège le classement contre les aléas. Eruam recevra 42 pneus pour une saison en Supersport FSBK, une dotation qui donne une suite concrète à son titre.
La troisième place a aussi tenu à presque rien. Hugo Chapon totalise 152 points, deux de plus que Florian Galais, auteur de deux podiums de catégorie à Magny-Cours. Axel Collet, troisième avant la finale, recule au cinquième rang après son abandon dès le premier tour de la Course 2. En Production, l’écart entre succès et revers se mesure parfois en quelques virages, mais le classement final récompense l’ensemble d’une saison.
Cette opposition entre vitesse instantanée et régularité ouvre naturellement sur les catégories Promo, où les courses de Magny-Cours ont offert d’autres manières de s’imposer.
Guerrero, Rossignol et Denis terminent la saison en force dans les classements Promo
La catégorie Promo 1000 a livré un scénario différent de celui de la Production. Gregory Monaya reste vainqueur du classement scratch final avec 285 points, mais Tony Guerrero a monopolisé l’attention pendant le week-end nivernais. Parti de la pole, le pilote Yamaha a remporté les deux courses. Il a mené la première de bout en bout, avant de devoir livrer une bataille plus serrée en Course 2 contre Monaya.
Deux victoires qui relancent l’élan de Tony Guerrero
En Course 2, Guerrero a repris la tête au onzième tour et s’est imposé avec 264 millièmes d’avance. Les 52 points empochés à Magny-Cours lui permettent de terminer deuxième du classement Promo 1000, avec 223 points. Ses trois victoires scratch de la saison ont toutes été obtenues lors des quatre dernières courses : cette accélération tardive montre qu’une saison peut changer de ton à mesure que la confiance et les réglages se stabilisent.
Quentin Levrier termine troisième avec 179 points, devant Valentin Roedel, quatrième avec 167. Enzo Dahmani, sur Suzuki, prend la cinquième place avec 134 points et se distingue par une régularité rare : il a marqué à chacune des douze courses. Daniel Denis, sixième avec 85 points, rappelle également la densité du plateau. Déjà très performant en Master, il s’est installé dans le top 6 d’une catégorie où chaque départ rassemble une concurrence relevée.
Killian Rossignol signe une fin parfaite en Promo 600
Killian Rossignol a bouclé la saison avec un week-end sans faute : pole position, deux victoires et deux meilleurs tours en course. Déjà assuré du titre dès la Course 1, le pilote Honda totalise 250 points, neuf succès et six victoires consécutives depuis Pau-Arnos. Son passage difficile à Carole paraît désormais loin, tant sa fin de saison a installé une dynamique particulièrement nette.
Cyril Eruam termine deuxième de ce classement avec 203 points, devant Paul Genève, troisième avec 186. Thibault Besse conserve la quatrième place grâce à ses 116 points, tandis que Florian Galais gagne deux rangs pour finir cinquième avec 103. Les résultats rappellent que les mêmes pilotes peuvent jouer plusieurs rôles selon le classement : Eruam, champion Production 600, figure aussi dans le haut de la hiérarchie Promo.
Daniel Denis domine le classement Master
Chez les pilotes Master, Denis a construit une saison remarquable sur Yamaha. Déjà assuré de la première place dès la Course 1, il a tout de même signé le doublé à Magny-Cours et termine avec 260 points. Dix victoires en douze courses résument son année ; seules les deux manches de Carole lui ont échappé.
Sébastien Iglesias prend la deuxième place avec 189 points, devant Vivien Philippi, troisième avec 147. David Talfer, arrivé dans cette catégorie à Carole, termine quatrième avec 130 points. Cedric Lecomte remonte de deux positions et finit cinquième avec 85, après avoir décroché deux deuxièmes places de catégorie lors du week-end final. Ces classements montrent que l’expérience reste un atout, à condition de la convertir en points manche après manche.
La vidéo des courses permet de retrouver l’intensité des dépassements et les écarts minimes qui ont marqué la fin de saison. Mais le moment le plus spectaculaire en matière de classement s’est joué dans les catégories Découverte.
Forestier provoque un renversement de hiérarchie en catégorie Découverte
En Découverte 1000, l’écart avant la finale était réduit à un point entre Fabrice Forestier, sur Yamaha, et Florian Bajus, sur Honda. Un scénario ouvert, dans une catégorie conçue pour accompagner les premiers pas en compétition, pouvait donc basculer à chaque départ. Bajus a d’abord pris la pole position de la Course 1 et mené la course, avant de perdre l’avant et de chuter. Les dégâts subis par sa moto l’ont ensuite empêché de prendre le départ de la Course 2.
Deux victoires et deux meilleurs tours pour Forestier
Forestier a saisi l’occasion sans laisser de place au doute : il a remporté les deux manches et signé le meilleur tour à chaque fois. Il conclut avec 254 points, contre 204 pour Bajus, soit un écart final de 50 points. Ce résultat constitue un véritable renversement de hiérarchie, d’autant que les deux pilotes ont chacun gagné cinq courses au cours de la saison. Forestier a surtout évité les mauvaises opérations et n’est jamais sorti des points en douze manches.
La différence ne tient donc pas uniquement aux deux succès du week-end. La chute de Bajus a eu des conséquences importantes, mais la capacité de Forestier à répondre présent dans les moments décisifs a transformé une lutte serrée en titre net. Pour un pilote en phase de découverte, le défi consiste à apprendre à gérer le rythme, les dépassements et l’incertitude d’une course disputée au milieu d’un groupe. Le dénouement de Magny-Cours illustre cette réalité sans la réduire à un simple coup de chance.
Christophe Marchadier, sur Aprilia, conserve la troisième place avec 112 points. Gregory Pallix, au guidon d’une Kawasaki, termine quatrième avec 100 points après deux podiums à Magny-Cours. Mickael Muller signe lui aussi une belle prestation, notamment avec une deuxième place en Course 2, et entre dans le top 10 du classement. Plusieurs trajectoires se dessinent ainsi derrière les deux premiers, preuve que la catégorie peut servir de tremplin sportif autant que de terrain d’apprentissage.
Vautier confirme son avance en Découverte 600
En Découverte 600, Louckas Vautier a lui aussi achevé le week-end avec un doublé. Il atteint 203 points, compte cinq victoires sur la saison et enchaîne quatre succès consécutifs. Romain Marchet, également sur Yamaha, prend la deuxième place finale avec 148 points. Gregory Mekerque, deux fois deuxième de catégorie à Magny-Cours, passe du cinquième au troisième rang avec 137 points.
Ces résultats soulignent l’intérêt d’une catégorie où les pilotes peuvent mesurer leurs progrès dans un cadre de compétition. Le classement donne une récompense aux plus rapides, mais chaque course constitue également un exercice de gestion : choisir quand attaquer, préserver sa trajectoire et rester régulier jusqu’au drapeau à damier. C’est ce mélange de progression et de compétition qui donne toute sa valeur à la catégorie Découverte.
Promo A2 et championnat féminin : des finales disputées jusqu’aux derniers tours
La catégorie Promo A2 a démontré qu’une formule accessible peut produire des courses particulièrement intenses. Luis Vernet, sur Kawasaki, a assuré le classement général dès la Course 1, bien qu’il n’ait pas vu l’arrivée de cette manche. Il a ensuite pris la deuxième place en Course 2, concluant la saison avec 234 points et cinq victoires. Le contraste entre le titre déjà acquis et la nécessité de repartir au combat le lendemain résume bien l’exigence d’un week-end de finale.
Une catégorie A2 où chaque position se défend
Angelo Nicolleau termine deuxième avec 191 points, tandis qu’Aymeric Saulnier prend la troisième place avec 163 points. Les points qui lui avaient été retirés par décision du jury ont été réintégrés après appel, un ajustement important pour le classement final. Nathan Henry finit quatrième avec 151 points après avoir arraché la troisième place de la Course 2 au terme d’une remontée dans le dernier tour.
Pierre Andre Perinard a marqué l’épreuve de son empreinte en signant deux poles et deux victoires. Il a notamment mené la Course 2 de bout en bout, contrôlant la pression sans céder la première place. Kylian Pichelin, deuxième puis quatrième, a inscrit 33 points et intégré le top 10. À l’arrivée de la seconde course, moins d’une seconde et demie séparait les concurrents classés de la troisième à la huitième place.
Cette proximité donne à la Promo A2 un intérêt particulier pour les pilotes qui souhaitent débuter en compétition avec une moto correspondant au permis A2 et un budget parmi les plus accessibles du Promosport. L’enjeu n’est pas de rendre la course facile : il est de permettre une entrée progressive dans un environnement encadré, où les écarts et les positions obligent à apprendre vite. Les autres rendez-vous de la saison, comme l’étape de Lédenon, ont également montré combien les classements peuvent rester serrés avant la finale.
Les titres féminins consacrent Van Adrichem et Girard
Le Championnat de France Vitesse Féminin a lui aussi connu une fin de saison animée. En 1000, Robin Van Adrichem, sur Yamaha, décroche le titre. Pamela Couture, au guidon d’une BMW, avait remporté les quatre dernières courses, dont les deux manches de Magny-Cours, mais Van Adrichem a répondu par deux deuxièmes places et conserve la tête du championnat. Amandine Delmarre complète le podium avec 91 points.
En 600, Beatrice Girard est sacrée championne avec 152 points. Malgré son absence à Nogaro, elle a remporté cinq courses et s’est imposée dans les quatre dernières manches de la saison. Julie Ritaine prend la deuxième place avec 115 points. Pour le troisième rang, Charlotte Fellouse devance Helene Martins d’un seul point, 94 contre 93 : un écart minime qui rappelle que la régularité se vérifie jusqu’aux dernières arrivées.
Entre les titres disputés, les remontées et les récompenses ouvrant la voie vers le FSBK, la saison a illustré plusieurs façons de progresser dans le sport moto. Les classements et actualités restent accessibles auprès de la plateforme officielle des Coupes de France PROMOSPORT, tandis que les analyses du championnat replacent cette finale dans la dynamique plus large de la vitesse française, notamment à travers cette présentation des enjeux du FSBK.
À Magny-Cours, les titres féminins ont ajouté une autre dimension à un week-end déjà riche en enjeux. La variété des catégories a fait de cette finale un rendez-vous où chaque pilote, du débutant A2 aux prétendants au Superbike, a trouvé une raison de se battre jusqu’au dernier tour.


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